Glossaire

ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

Mot Définition
Madone

Représentation peinte ou sculptée de la Vierge.
Statuette de la Vierge généralement placée dans une niche.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Manipule

Le manipule? est une bande d’étoffe de la même matière et de même couleur que la chasuble?, portée au bras gauche par le prêtre?, le diacre? et le sous-diacre, du IXe sècle jusqu’à la promulgation du missel? de 1969.
Appelé encore au Moyen Âge sudarium, mappula ou fanon, le manipule ne se distinguait pas à l’origine de la mappa, mouchoir de cérémonie dont les Romains se servaient pour essuyer la sueur du visage ou se protéger la tête du soleil et se tenait à la main gauche avant de remonter sur le même bras à partir du IXe siècle. À cette époque, la mappula de lin se transforme en une bande étroite décorée de broderies et de franges.
Porté d’abord par les diacres de l’Église romaine, l’usage s’en étendit aux évêques, aux prêtres, aux sous-diacres et même aux clercs inférieurs. Au XIe siècle il est attribué aux seuls ordres majeurs et devint comme tel, l’insigne particulier du sous-diaconat. Il ne se porte que pour la messe?, avec la chasuble, la dalmatique? ou la tunique. Son décor est identique à celui de l’étole.

Source

Étole et manupule assortis
Manuterge

Le manuterge? est un linge liturgique, servant au prêtre? à s’essuyer les mains après les avoir lavées durant le geste dit du lavabo.

Déplié, il s’agit d’un linge rectangulaire mesurant environ trente-cinq sur quarante-cinq centimètres. Il est soit entièrement blanc?, soit brodé d’une croix? dans un coin. On le distingue ainsi du purificatoire?, brodé d’une croix en son centre, et du corporal?, fortement amidoné et brodé d’une croix au milieu d’un de ses côtés. Si une croix est brodée dans un coin, on s’arrange pour qu’elle soit visible sur le dessus.

Selon sa taille, on le plie soit en accordéon dans le sens de la longueur, puis on le plie en deux, soit en deux dans chaque sens, s’il est trop petit pour être plié en accordéon.

Depuis la réforme liturgique, comme ce linge n’a aucune fonction sacrée, on peut utiliser n’importe quel essuie-main, propre et digne, ce qui évite toute confusion avec le purificatoire et le corporal. Il est lavé de manière ordinaire.

Source

Mariage

Union légitime de deux personnes (homme et femme) dans les conditions prévues par la loi. Par le sacrement? de mariage?, les deux époux s’engagent pour la vie devant Dieu et l’Eglise?.

Source

Marli

Bord intérieur d’un plat, d’une assiette. On désigne sous le nom de filet au marli? les filets d’or et de couleur tracés circulairement sur ces bords.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Marqueterie

La marqueterie? est un décor réalisé avec des placages découpés suivant un dessin et collés sur un support (meuble, boiserie, ou tableau). Les images ainsi obtenues peuvent être géométriques (on parle alors de frisage), figuratives ou abstraites. Par extension, ce terme désigne la technique et le métier qui réalisent ce décor spécifique.

Source

Martelé

Travaillé au marteau.
Se dit particulièrement d’objets d’argenterie modelés, repoussés au marteau et dont la surface est couverte d’une multitude de facettes résultant du travail.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Médaillon

Terme souvent employé pour désigner une médaille. Mais la médaille qui représente un personnage ou un événement a une fonction essentiellement commémorative, alors que le médaillon?, lui, offre une plus grande diversité d’usages ; il s’agit, en effet, soit d’un bijou, circulaire ou ovale, le plus souvent porté au cou, soit d’une médaille de grande taille ressemblant à un tableau en miniature, un portrait en particulier. Il peut être aussi employé comme élément de décor en architecture, ainsi que dans le mobilier, la vaisselle ou l’orfèvrerie?. Le terme « médaillon » peut désigner, de façon plus générale, tout élément de décor inscrit dans une forme circulaire ou ovale. L’apparition de l’usage des médaillons dans le décor architectural semble dater de la Renaissance, époque au cours de laquelle la connaissance et l’appréciation des monnaies antiques se développent. Le décor du médaillon, généralement composé d’un ou de plusieurs éléments figurés, prouve d’ailleurs que son origine est bien l’agrandissement d’une médaille.

Source

Mère

Titre de vénération donné à une religieuse dans certaines communautés.

Messe

La messe? est un office complet, composé de chants d’imploration et d’action de grâces, de lectures de textes bibliques, de l’affirmation de la foi catholique par la récitation du Credo et de la mémoire de dernier repas du Christ, la Cène, au cours duquel il a institué le sacrement? de l’Eucharistie?, que le prêtre? renouvelle par la consécration du pain et du vin.
La messe peut être célébrée avec plus ou moins de solennité ; elle est dite « basse » lorsque le prêtre célèbre sans chanter ; elle peut aussi être chantée ; « solennelle » lorsque le célébrant est assisté d’autres clercs et « pontificale » lorsqu’elle est célébrée solennellement par l’évêque.

Source : Dictionnaire des arts liturgiques XIXe - XXe siècle, Bernard Berthod, Élisabeth Hardouin-Fugier, les éditions de l’amateur

Miséricorde

Petit siège mobile placé à l’intérieur des stalles? gothiques. Relevé, il sert de point d’appui à la personne qui paraît se tenir debout dans la stalle. Les miséricordes des stalles gothiques affectent la forme d’un cul-de-lampe et sont souvent décorées de bas-reliefs et de figures symboliques ou grotesques.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Missel

Emprunté du latin ecclésiastique missalis (liber), « livre de messe? » destiné à l’autel?.
Livre qui contient les prières de la messe pour les différents jours de l’année. Missel? d’autel. Un missel enluminé. Le missel et le rituel ont remplacé le sacramentaire vers le XIIIe siècle. Missel romain. Le missel comprend, outre l’ordinaire de la messe, le propre du temps (ou temporal) et le propre des saints (ou sanctoral). Missel à l’usage des fidèles (on dit aussi Livre de messe). Suivre la messe dans son missel.

Source

Mitre

La mitre? est la coiffure liturgique, distinctive des hauts prélats de l’Église catholique ayant charge pastorale, c’est-à-dire les évêques et les abbés.

La mitre n’est portée que durant les cérémonies liturgiques. Avant le concile Vatican II, les prévôts des chapitres cathédraux et les chanoines de certains chapitres séculiers avaient le droit de mitre, par autorisation pontificale. Antérieurement, dans certains rites particuliers et pour certaines fonctions, les diacres pouvaient aussi être mitrés.

Les mitres des abbés et des évêques sont rigoureusement identiques. La mitre apparaît en Occident au cours du XIIe siècle, vraisemblablement vers les années 1140-1150. Sa forme a cependant beaucoup évoluée. Elle était originellement composée d’un bonnet fermé, enserré par un bandeau circulaire noué derrière la tête et retombant sur les épaules sous la forme de deux bandes, les fanons. Les faces antérieures et postérieures, appelée titres ou cornes, se sont progressivement élevées de façon parallèle, pour devenir de plus en plus hautes et de plus en plus pointues jusqu’au XVIIIe siècle, les deux pans de la mitre ont pu signifier symboliquement les deux Testaments, le Nouveau étant devant.

La liturgie? romaine traditionnelle (rite? tridentin) prescrit à l’évêque le port de trois mitres ornées différemment selon les circonstances :

  • la mitre auriphrygiate, appelée aussi mitre précieuse ou dorée, en drap d’or ou d’argent, parfois en soie blanche, doublée de soie rouge? et rehaussée de broderies et de pierres précieuses,
  • la mitre orfrayée, en drap d’or ou en soie blanche brochée d’or, doublée de soie rouge, sans broderies ni pierres précieuses, sauf des perles,
  • la mitre simple, portée en temps de deuil et de pénitence?. Elle est en drap d’argent, avec bordures et fanons frangés d’or pour le pape? ; en soie blanche damassée, avec fanons frangés de blanc? pour les cardinaux ; en soie ou en toile blanche, avec fanons frangés de rouge pour les évêques. Les cardinaux et les évêques portent toujours la mitre simple en présence du pape.

Source

Moine

Religieux vivant à l’écart du monde, généralement dans une communauté religieuse.

Monastère

Etablissement abritant une communauté de moines ou de moniales, cloitrés ou non.

Source

Mosaïque

La mosaïque? est un art décoratif où l’on utilise des fragments de pierre, d’émail, de verre ou encore de céramique?, assemblés à l’aide de mastic ou d’enduit, pour former des motifs ou des figures.
Quel que soit le matériau utilisé, ces fragments sont appelés des tesselles.

Source

Mozette

Courte pèlerine, boutonnée sur le devant que les ecclésiastiques portent sur la soutane?. Elle est de couleur rouge? pour les cardinaux, violette pour les évêques et noire avec un liseré violet? pour les chanoines.

Source

  a