Glossaire

ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

Mot Définition
Abaque

Tablette qui couronne le chapiteau? d’une colonne?, en augmente la saillie et la renforce pour supporter l’architrave ou les corps de moulure placés au-dessus de cette colonne. On le nomme aussi tailloir.
Dans l’architecture grecque? et romaine, l’abaque? varie de formes et de dimensions dans chacun des ordres. Dans l’ordre dorique, l’abaque est d’un profil robuste ; il est au contraire très orné dans l’ordre ionique et curviligne dans l’ordre corinthien.
Dans le style gothique, l’abaque est de forme bien caractéristique. À l’époque romane, au XIIe siècle et au XIIIe siècle, l’abaque est carré et déborde les feuillages des chapiteaux.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Source

Abat-voix

L’abat-voix? est une sorte de dôme? ou de dais, placé au-dessus de la chaire, afin de renvoyer la voix du prédicateur vers l’assistance.

Source

Abbé

Supérieur d’une communauté ou titre porté par un prêtre? séculier.

Abside

L’abside?, du latin absis lui même dérivé du grec ἁψίς (voûte, arcade), est la partie qui termine le chœur d’une église, soit par un hémicycle, soit par des pans coupés, soit par un mur plat.

L’abside, située à l’arrière du chœur est généralement orientée vers l’est.

Source

Acanthe

L’acanthe? est une plante à feuillage caractéristique qui entre dans la composition de nombreux motifs de décoration architecturale. On l’emploie surtout dans les chapiteaux ; elle sert encore à caractériser l’ordre corinthien, à l’origine duquel se rattache une légende rapportée par Vitruve. Suivant cet auteur, Callimaque, qui vivait depuis plus de 400 ans avant Jésus-Christ, se serait inspiré, pour exécuter ce chapiteau?, de feuilles d’acanthe se recourbant contre un tuileau qui couvrait une corbeille placée sur le tombeau d’une jeune fille. Il est probable que cette invention fut plutôt une adaptation de motifs déjà connus en Égypte.
L’acanthe est le feuillage classique de la sculpture d’ornementation.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Éditions Guérin

Acolyte

Ce terme s’applique à tous les clercs servant à l’autel?. Ils sont généralement deux. À la messe? chantée, ils portent les chandeliers dans la procession et lors de la proclamation de l’Évangile.

Source : Dictionnaire des arts liturgiques XIXe - XXe siècle, Bernard Berthod, Élisabeth Hardoui, Fugier, les éditions de l’amateur

Agenouilloir

Petit meuble en forme de banc ou de tabouret bas servant à l’agenouillement. Il peut être isolé, faire partie d’un banc de fidèle ou d’un prie-Dieu? ; il est alors associé à un accoudoir ou à un pupitre.

Source

Agnus Dei

Expression latine signifiant « Agneau de Dieu ». Chez les chrétiens, elle désigne Jésus-Christ dans son rôle de victime sacrificielle, vouée à expier les péchés du monde.

L’expression « Agnus Dei? » désigne également la représentation artistique d’un agneau portant une croix?. Par extension, on donne ce nom à une petite boîte contenant une tablette de cire imprimée du motif de l’agneau portant la croix, et bénie par le pape?.

Source

Aiguière à ablutions

Récipient en forme d’aiguière utilisé par les célébrants pour verser l’eau des ablutions lors des messes pontificales et de certaines cérémonies liturgiques (Cendres?, Rameaux?, lavement des pieds le Jeudi saint, baptême?). Elle s’accompagne généralement d’un bassin à ablutions?.

Source

Aiguière baptismale

Petit récipient qui sert à verser l’eau lors de l’administration du baptême?. Il peut avoir des formes et des matériaux divers.
Synonymes : coupe de baptême, louche baptismale, coquille de baptême?

Ambon

L’ambon? est le pupitre placé à l’entrée du chœur dans une église et où est posé le lectionnaire? ou la Bible?. C’est de l’ambon qu’est proclamée la Parole de Dieu.
À l’origine, il s’agit d’une petite tribune? à l’entrée du chœur de certaines églises byzantines et médiévales : cela correspond au mot grec ambôn qui signifie « bord relevé » ou « saillie ». Il fut remplacé au XVIIIe siècle par le jubé?. Aujourd’hui, il a retrouvé son rôle grâce à la sonorisation.

Source

Amict

Un amict? est un rectangle de toile fine muni de deux cordons qu’un prêtre? catholique doit passer autour du cou avant de revêtir son aube. Le mot amictus vient du latin amicire qui signifie « couvrir ». L’amict joue dans la tradition catholique le rôle de bouclier contre le mal, protégant le célébrant des pouvoirs du malin.
L’amict est marqué d’une croix? que le prêtre baise avant de le poser sur sa tête, puis de le descendre sur ses épaules pour recouvrir le col de sa soutane?. L’amict doit être pourvu de deux cordons assez longs pour être noués sur la poitrine, en se croisant dans le dos. Il rappelle l’amictus qui était un vêtement long que les Romains portaient sur la tête et qui couvrait le corps entier.

Ampoules aux saintes huiles

Petit récipient couvert, en argent ou en étain, parfois doté d’une doublure en verre, contenant l’huile pour les onctions. En général au nombre de trois et assorties, les ampoules aux saintes huiles? sont souvent identifiables par une inscription. Elles doivent être conservées dans une armoire spécifique, l’armoire aux saintes huiles.
Terme spécifique : ampoule à huile des catéchumènes, ampoule à huile des malades, ampoule à saint Chrême?.

Il y a trois ampoules aux saintes huiles identifiées par une inscription :
O. C. : OLEUM CATECHUMENORUM appelée aussi O. S. : OLEUM SANCTUM
Récipient contenant l’huile utilisée pour le baptême?, l’ordination? sacerdotale et la consécration des églises et des autels.

O. I. : OLEUM INFIRMORUM
Ce récipient contient l’huile utilisée lors de la cérémonie de l’extrême-onction? et de la bénédiction des cloches.
Il peut être en forme de croix? munie d’un anneau de suspension et porté autour du cou.

S. C. : SANCTUM CHRISMA
Récipient contenant le saint Chrême utilisé pour le baptême, la confirmation?, la consécration des églises et des autels, l’ordination des prêtres, le sacre des évêques et la bénédiction des cloches des églises consacrées.

Source

Anneau épiscopal

Bague portée par un évêque comme insigne de sa dignité.
L’anneau épiscopal? doit être en or et porte une pierre, généralement une améthyste ou un rubis. Il ne doit comporter aucune figure gravée. De grandes dimensions, il peut être porté sur des gants pontificaux.

Source

Annonciation

L’annonciation? est l’annonce faite par l’archange Gabriel à la Vierge Marie de la naissance du Christ.

Antependium

Employé pour parement d’autel?, habillement de l’autel.
Élément de décor servant à couvrir la face, éventuellement les côtés et parfois le dos d’un autel. La partie du parement d’autel placée devant la face s’appelle devant d’autel. Lorsqu’il s’agit d’une structure entièrement en tissu ou en matériau souple (cuir, papier, etc.), il prend le nom d’antependium?.

Source : Thésaurus, Objets religieux du culte catholique

Antiphonaire

Du grec antiphônos qui signifie « qui répond, qui accompagne ».
Livre qui contient les antiennes.
On distingue l’antiphonaire? de la messe? appelé aussi graduel, et celui de l’office.
L’antienne est une courte phrase ou refrain qui accompagne le chant d’un psaume.

Source

Arabesque

Motifs d’ornementation se composant de rinceaux formés de feuillages, de figures réelles ou fantaisistes, agencées d’une façon capricieuse, s’enlaçant délicatement et décrivant des courbes gracieuses.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Arc

En architecture, un arc est tout assemblage de pierre, de moellon ou de brique destiné à franchir un espace plus ou moins grand au moyen d’une courbe. Ce procédé de construction, adopté par les Romains, fut développé encore par les architectes du Moyen Âge et il a prédominé dans l’architecture romane avant l’introduction de l’arc-ogive au début du XIIe siècle en France.

On classe les arcs employés à cette époque en trois grandes catégories :

  • les arcs plein cintre, formés par un demi-cercle
  • les arcs surbaissés, ou en anse de panier, formés par un ovale une demi-ellipse, le grand diamètre à la base
  • les arcs en ogive ou en tiers-point, formés de deux portions de cercle qui se croisent et donnent un angle curviligne plus ou moins aigu au sommet, suivant que les centres sont plus ou moins éloignés l’un de l’autre.

Les arcs plein-cintre sont quelquefois surhaussés ou outre-passés, dits alors en fer à cheval, ou bombés lorsque le centre est au-dessous de la naissance. Cette formule est souvent utilisée dans les monuments islamiques. Les Persans ont introduit une forme d’arc ?"pointu", chaque côté comportant deux arcs de cercle tangents.

Source

Arc plein-cintre
Arc rampant

Arc segmentaire
Arc surbaissé (tracé en anse de panier à 3 centres)
Arc surbaissé (tracé en ellipse)
Arc en plate-bande

Arc Tudor
Arc brisé en tiers-point
Arc brisé en lancette
Arc en fer à cheval ou outrepassé

Arcature

Réunion d’arcades formant un ensemble décoratif. C’est le style ogival qui a fait le plus grand usage des arcatures comme motif de décoration. Les façades de ces monuments comportent parfois trois catégories d’arcatures :

  • les arcatures basses : de monuments gothiques placées sur l’appui des fenêtres
  • les arcatures de couronnement : à jour ou arcatures aveugles, décorant les galeries et surmontant les corniches des tours et clochers des monuments gothiques
  • les arcatures ornements : décorant des portails, des parements d’autel?, etc., et prises dans la masse

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Archevêque

Évêque élu par ses pairs pour diriger une province ecclésiastique.

Archivolte

Moulure décorant une arcade et suivant exactement le profil de l’arc.

Source : Lexique des termes d’art, Jules Adeline, Guérin

Armoire de sacristie

Association de meubles composée essentiellement d’armoires, de placards ou parfois de coffres placés dans la sacristie? d’une église et servant à ranger les objets du culte ainsi que les vêtements, linges, garnitures, etc. ou à d’autres fonctions liturgiques.
De taille variable, parfois surmonté d’une croix?, le meuble de sacristie peut comporter un chapier ou un chasublier et être éventuellement accompagné d’un confessionnal?, d’un prie-Dieu? de sacristie, etc.

Source

Ascension

du latin ascendere ; monter, s’élever
« L’Ascension? du Seigneur », célèbre la fin de la présence visible du Christ sur terre ; c’est la montée au ciel du Christ ressucité.

Assomption

Elévation de la Sainte Vierge au ciel après sa mort (la dormition et l’assomption? de la Vierge). L’Église célèbre cette fête le 15 août.

Source

Aumônier

C’est un ecclésiastique qui exerce ses fonctions auprès d’une collectivité.
L’aumônerie est un service d’Église qui assure une présence chrétienne dans un ensemble pastoral précis : lycées, hôpitaux, Action catholique, prisons ...

Source

Autel

L’autel?, d’un mot latin altare, qui signifie chose élevée, alta res, est une table, élevée au-dessus du sol, sur laquelle on offre un sacrifice.

Source

Avent

Temps liturgique de quatre dimanches précédant la fête de Noël. Quatre dimanches de l’Avent?. Ce temps de préparation à la célébration de la naissance de Jésus est marqué par la symbolique de l’attente et du désir.

Source

  a